« Si j’avais été blanc, ils m’auraient foutu la paix ».  C’est en substance ce que pense le ressortissant ivoirien impliqué dans une bagarre violente qui a eu lieu dans un centre commercial à Lausanne, en suisse. Il revient sur les détails de son agression.

Le ressortissant ivoirien, gisant au sol, menottes aux poignées, près d’une marre de sang.

Le mercredi 15 février dernier, dans le centre commercial Métropole à Lausanne, dans le Canton de Vaud, en Suisse, aux environs de 17 h,  une violente bagarre a éclaté entre des vigiles de la société privée de sécurité « Securitas » et un ressortissant de la Côte d’Ivoire. l’ivoirien a dû être ensuite admis pour soins à l’hôpital universitaire lausannois. La photo de ce dernier, gisant au sol, près d’une marre de sang, avait enflammé les débats sur les réseaux sociaux.

« Je faisais du shopping avec ma fille de 10 ans et je lui avais demandé de m’attendre, parce que je devais aller aux toilettes », explique-t-il. Là-bas il aurait été épié par une personne, un agent de Securitas. Alors qu’il quittait les toilettes, il est suivi par trois vigiles. « Je leur ai demandé de me laisser tranquille. J’aurais été un blanc, ils auraient certainement été pacifique », dit-il.

La société Securitas indique que leur agent avait, devant les toilettes, présenté ses excuses pour son comportement dans les toilettes. Mais apparemment, la discussion s’est envenimée pour finir en bagarre rangée. « Je voulais éviter la bagarre pour ne pas traumatiser ma fille », indique le ressortissant ivoirien, qui dit avoir été un ancien membre de la sécurité présidentielle en Côte d’ivoire.

À trois, et aidé de matraques et de gaz-lacrymogènes, les agents de Securitas ont attaqué l’ex-membre de la sécurité présidentielle. « J’ai cru que j’allais m’asphyxier, et j’ai essayé de me protéger. Je saignais de partout », raconte le ressortissant ivoirien. Quand la police es arrivé, il était inconscient. Il a été par la suite menotté et emmené. « Les agents de Securitas ont outre-passé leurs prérogatives. Je vais porter plainte », termine t-il.

Source 20 Minuten Schweiz

Traduit de l’allemand par Hervé Christ, correspondant Leadernews, Suisse

 

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