Un braquage à main armée s’est déroulé dans la matinée du samedi 23 janvier 2016 aux environs de 10h à Irnao, un village de la commune de Kampti, située à 75 kilomètre de Gaoua

Photo d'illustration
Photo d’illustration.

Selon des informations de sources sécuritaires et administratives, un conducteur d’un véhicule de la Société des fibres et textiles (SOFITEX) de Diébougou a été tué.

Des agents du district sanitaire de Gaoua ont été également dépouillés de leurs portables et autres biens.

Les assaillants qui sont au moins au nombre de six , étaient en tenues militaires et armés de kalachnikov, poursuivent les mêmes sources.

Après leur forfait, ils ont utilisé les engins et le véhicule du district sanitaire pour fuir. Mais le véhicule a été retrouvé à quelques kilomètres des lieux du crime.

Le braquage a eu lieu à 15 kilomètres de Djigouè, un département frontalier avec la Côte d’Ivoire, cependant dépourvu de poste de contrôle.

Au regard de cette situation, certains responsables administratifs expriment leurs mécontentements. «Il n’est pas normal qu’une zone comme celle de Djigouè n’ait pas de poste de contrôle», affirment-ils.

Après les attaques terroristes de Ouagadougou et de Tin-Akoff (Nord) qui ont fait le vendredi 15 janvier 2016, trente-deux morts, précédé le même jour de l’enlèvement d’un couple d’australiens à Djibo (Nord), la situation sécuritaire s’est brusquement dégradée au Burkina Faso, notamment dans la capitale.

Vendredi matin très tôt, des militaires en cavale ont attaqué un dépôt d’armes à l’ouest de Ouagadougou. L’on assiste aussi à un embrasement presque quotidien de marchés et de boutiques, notamment à Ouagadougou.

Vendredi soir sur la télévision publique, le ministre de la Communication Remis Dandjinou a estimé que ces actes visent à fragiliser le pouvoir du président Roch Kaboré, en poste depuis le 29 décembre 2015.

Source Agence d’information du Burkina

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