En Côte d’Ivoire, le carnet de vaccination électronique est en train de se développer grâce à une start up qui mise sur la e-santé. Le ministère de la Santé a d’ailleurs signé une convention avec la start-up pour améliorer la couverture vaccinale.

enfants en joie, Image d’illustration

Des rappels par SMS

En banlieue d’Abidjan, à Port Boué, Alexandra Yao, une jeune femme de 30 ans, vit avec ses quatre enfants. Dans son petit logement, posés à côté d’une vieille télé, se trouvent deux téléphones portables. Bien sûr, ce ne sont pas des smartphones derniers cri, mais comme tout le monde dans ce quartier populaire, Alexandra a son portable. Et c’est grâce à lui qu’elle est sûre de bien vacciner ses enfants.

En effet, comme Alexandra, une partie des Ivoiriens sont abonnés au service OPI-SMS. Grâce à ce système, à chaque fois qu’approche la date de vaccination d’un de ses enfants, elle reçoit des SMS de rappel : « Avec ce système, j’ai un rappel pour ne pas oublier et je suis rassurée. » Comme cette maman, plus de 600 000 Ivoiriens ont aujourd’hui opté pour ce service de e-santé.

Carnet de santé en ligne

L’équipe de cette start-up est installée dans un vieil immeuble. Derrière son ordinateur, l’un des fondateurs, Etche Noël N’Drin. Cet ingénieur informaticien a développé un service d’envoi de SMS groupés qu’il a ensuite appliqué dans le secteur de la Santé. « Pour les Ivoiriens c’est très pratique, deux jours avant on leur envoie un message pour leur rappeler leur vaccin« , explique-t-il.

Avec ce système, le patient peut même se connecter sur internet pour voir son carnet de santé en ligne. Le ministère de la Santé a d’ailleurs signé une convention avec la start-up pour améliorer la couverture vaccinale qui reste insuffisante pour les rappels.

La e-sante, une solution dans des pays à faibles ressources

La Côte d’Ivoire est un exemple parmi d’autres.

 L’Observatoire de la e-sante dans les pays du Sud recense et aide les différents projets. Au Sénégal, par exemple, une application s’est lancée pour favoriser le don du sang. L’Éthiopie favorise désormais la formation à distance des sages femmes, tandis qu’en Inde, un pendentif connecté peut être porté par les bébés avec toutes leurs données de vaccination.

Ces projets fonctionnent. Il s’agit maintenant, selon Béatrice Garrette, la directrice de la Fondation Pierre Fabre, qui a lancé cet observatoire, de voir comment les expériences des uns peuvent profiter aux autres.

Frédérique Prabonnaud Longuépée

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