Selon le Dr Kouao Geoffroy, Constitutionnaliste, ‘’changer une Constitution pour de simples questions de Vice-Présidence ou des questions d’éligibilité ne me parait pas opportun. On peut faire simplement une révision’’.

Initiative citoyenne pour la réforme constitutionnelle-Abidjan, Fondation Friedrich Naumann, mardi 28 juin 2016, Bilan à mi-parcours de la société civile14
Dr Kouao Geoffroy, Constitutionnaliste

Cette analyse, il l’a faite au cours de  la conférence de l’initiative citoyenne pour une réforme constitutionnelle transparente, inclusive et consensuelle  organisée ce mardi 28 juin par la Fondation Friedrich Naumann, à son siège, en collaboration avec l’association CIVIS-CI et du Groupe de travail de jeunes pour la gouvernance et les droits de l’homme.

L’objectif de cette rencontre a été de donner la parole à la société civile pour recueillir ses observations sur les enjeux de l’élaboration d’une nouvelle constitution qui, a constitué l’un des thèmes de cette conférence.

En effet, annoncée par  le Président S.E.M. Alassane Ouattara, la réforme de la Constitution, pour cette année 2016, ne cesse de faire couler assez d’encre dans l’actualité en Côte d’Ivoire.

Bien qu’ayant été nommé un comité d’experts chargé de proposer un projet de nouvelle Constitution, les organisations de la société civile mènent une campagne de sensibilisation auprès des autres couches sociales afin que cette réforme constitutionnelle soit transparente, inclusive et consensuelle.

Dans cette optique, le Groupe de travail de jeunes pour la gouvernance et les droits de l’homme de  avec l’association CIVIS-CI ont initié une série d’activités pour mobiliser et engager l’ensemble de la société civile ivoirienne pour apporter sa contribution, à l’effet d’aboutir à une constitution consensuelle.

Selon le constitutionnaliste, Dr KOUAO Geoffroy-Julien : « Une nouvelle constitution constitue un point de rupture avec l’ancien ordre politique et juridique. Aussi, importe-t-il de redéfinir la nature du régime politique et la forme de l’Etat, de même que le mode de scrutin pour une constitution qui réponde aux aspirations de paix et de prospérité des populations ».

« La volonté affichée par l’exécutif d’inscrire la Côte d’ivoire dans une nouvelle république est salutaire. Seulement, tout ceci doit être fait dans le respect des valeurs démocratiques et républicaines. La nouvelle constitution doit marquer une véritable rupture avec l’ordre ancien’’ dixit le Constitutionnaliste.

Quant au Dr Kouamé Christophe, il a indiqué qu' »on doit abroger l’ancienne constitution pour en faire une nouvelle car elle est immuable : elle naît, vit, grandit et meurt ». Selon lui, « il ne s’agit plus d’une réforme mais de la rédaction d’une constitution pour la 3e République.

Il a par ailleurs affiché ses inquiétudes relatives au temps imparti et à une large communication aux fins d’informer tout le territoire ivoirien, car le référendum pour l’adoption de cette nouvelle constitution est prévu fin 2016.

JOB ATTEMENE

Réagissez à cet article

commentaires