Le 15 janvier 2016 Burkina a lancé un mandat d’arrêt international à l’encontre de Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Saisi par Interpol relativement à ce mandat, Alassane Ouattara a livré ses impressions, à travers un communiqué de la présidence publié le lundi 18 janvier 2016.

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Le président ivoirien Alassane Ouattara et Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale ivoirienne, visé par un mandat d’arrêt international

Se disant d’abord surpris de ce que « ce document, qui vise le président de la deuxième Institution de la République de Côte d’Ivoire, ait été émis au mépris des règles et des us et coutumes en la matière », le président ivoirien fini par rappeler les « liens séculaires d’amitié et de fraternité qui unissent » la Côte d’Ivoire et le Burkina-Faso et « réaffirmer sa ferme volonté de régler cette question par la voie diplomatique dans le respect des accords qui nous lient, afin d’éviter tout différend entre nos deux États ».

Communique Présidence

En somme le président ivoirien propose aux autorités burkinabè une solution diplomatique à un problème judiciaire. Dans le langage familier on appelle cela un arrangement. Cette position des autorités ivoiriennes ne rassure guère quand à la non-implication de Guillaume Soro dans les faits qui lui sont reprochés.

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Dans un Etat de droit, on aurait ouvert une enquête parlementaire pour situer la responsabilité alléguée de Soro dans cette affaire. Proposer un arrangement à l’amiable équivaut à confirmer les faits graves qui lui sont reprochés.

Jean Delors

 

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