Le 24 mars 2018, le 3e congrès de Liberté et Démocratie pour la République (LIDER), a porté à la tête du dit parti madame Monique Gbékia. La  nouvelle dame de fer de LIDER, a bien voulu, à travers cette interview que la rédaction a sollicitée, livrer les grands axes d’actions prioritaires sous lesquels elle entend placer son mandat.

Monique Gbekia - LIDER
Monique Gbekia, présidente de LIDER, tenant le flambeau remis par le président sortant Mamadou Koulibaly, lors du 3e congrès extraordinaire de LIDER

Leadernews: Bonjour madame Monique Gbekia, vous avez été portée à la tête de LIDER, par son congrès ordinaire du 24 mars dernier. Comment vous présenteriez vous de façon suscinte à l’ensemble des ivoiriens?

Monique Gbekia: Bonjour, je suis Monique Gbekia née Ekra. Je suis engagée en politique depuis 2003. J’ai d’abord été militante au Front Populaire Ivoirien (FPI), où j’ai sucessivement été secrétaire générale de comité de base, puis secrétaire générale de section et enfin présidente de la conférence des huit (8) secrétaires généraux de section. Ensuite en 2011, j’ai suivi Mamadou Koulibaly à LIDER, d’abord comme militante de base, puis cordonnatrice, ensuite comme Déléguée Nationale aux questions électorales, Déléguée Générale et maintenant je suis amenée à servir le parti comme Présidente. Pour vous dire que je suis passé par toutes les étapes du parcours militant au sein d’un parti.

L.N: Quels sentiments vous animent à l’issue de cette election à la tête de LIDER?

M.G.: Des sentiments de gratitude à l’égard de tous les militants et du Professeur Mamadou Koulibaly, et aussi de fierté. Mais en même temps, je mesure l’immensité de la tâche, bien évidemment sans toutefois être inquiète,  car je beneficierai toujours des conseils et encouragements du « Guisho » et du soutien sans faille de tous ces militants qui m’ont fait confiance en m’élisant à la tête du parti.

L.N: C’est quoi le « Guisho? »

M.G.: C est le maître, le guide.

L.N: Et qui est le Guide, le maître?

M.G.: C’est MK ou encore Mamkoul qui est le Guisho.

L.N: Justement concernant l’immensité de la tâche, vous remplacez, à la tête de LIDER une personnalité politique, qui ne cesse de monter en puissance au sein de l’opinion publique ivoirienne: le Professeur Mamadou Koulibaly, qui a été, lui, désigné par le même congrès qui vous a élu, comme le candidat de LIDER aux élections présidentielles de 2020. En tant que présidente, que peut-on ressentir quand on a un militant d’un tel acabit dans ses rangs? N’avez-vous pas peur qu’il vous fasse ombrage?

M.G.: Quand dans un parti comme le nôtre, vous avez une sommité comme Mamadou Koulibaly, ce n’est que de la joie qui vous anime. C’est celui là même qui vous laisse montrer votre capacté sans intervention, sauf, si vous le sollicitez. Pendant 3 ans, il m’a laissé gerer le parti. Je pense donc que j’ai toute sa confiance pour la suite. Et je sais pouvoir compter sur toutes ces femmes, et tous ces hommes à LIDER, capables de traduire en acte le projet de société du parti et qui savent aussi travailler dans la discipline et le respect de la hiérarchie dont ils se sont librement dotés.

L.N: Concernant donc la suite, quels seront les axes prioritaires de votre mandat?

M.G.: Ma tâche essentielle, c’est mettre tout en oeuvre pour avoir des représentants du candidat dans tous les bureaux de vote en Côte d’Ivoire, mais aussi dans la diaspora. De vrais commandos incorruptibles pour securiser nos votes. D’où l’implantation du parti comme 1er axe prioritaire, car en Afrique, le vainqueur d’une élection est généralement, celui dont les militants ont su securisé le vote. Le second axe prioritaire, concerne l’explication, aux populations,  du projet que porte notre candidat; cela, en parcourant tous les hameaux du pays.

L.N: Le congrès de LIDER a aussi prononcé la radiation de certains militants, les accusant d’intelligence avec le pouvoir d’Alassane Ouattara, pour nuire à votre parti. Qu’en est-il à ce jour de la tentative de ces derniers de créer un bicéphalisme à la tête de LIDER?

M.G.: On va dire, que depuis le samedi 24 mars, c’est un veritable silence radio de la part du radié du 10 mars. Apparemment, il ignorait que le nom et le logo du parti sont enregistrés comme proprietés intelectuelles auprès des institutions internationales. Cela les a donc mis hors-jeu avec des cartons rouges. Fin du macht! Néanmoins, nous avons transmis le dossier aux avocats qui s’en occupent maintenant.

L.N: Des observateurs s’interrogent si la nouvelle direction que vous représentez serait-elle prête à réintegrer ces fauteurs de troubles s’ils exprimaient des regrets pour leurs actes et souhaitaient être reintégrés?

M.G.: Lors de la passation du flambeau, j’ai reçu la consigne suivante :  » Si des gens font mal le travail, corrige. S ils créent des troubles, il faut t’en séparer. » Quand les conditions se créerons, on verra. Pour l’instant, ils sont comme des gens très ivres à qui je demanderais de marcher tout droit. Mais malheureusement cela semble encore impossible dans leur état actuel d’ébriété avancée. Pour la question spécifique des exclus, seul un congrès peut les réhabiliter, mais après leur repentance bien entendu.

L.N: Lider envisage-t-il de faire des alliances en vue des élections présidentielles de 2020? Si oui quels en seront les modalités?

M.G.: Dans la configuration actuelle, aucun parti ne peut gagner seul une élection. Donc LIDER envisage l’option des alliances. D’ailleurs, c’est un de nos points forts. Nous avons d’ailleurs été les initiateurs, en 2015, de la Coalition Nationale pour le Changement (CNC), et tout récemment, du Front du refus pour combattre le referendum sur la constitution organisé par Alassane Ouattara pour se maintenir à vie au pouvoir.

L.N: Si vous devriez vous adresser maintenant au peuple ivoirien, Que leur diriez vous pour clore cette interview?

M.G.: En guise de conclusion , je dirai à toutes les populations ivoiriennes de Côte d’Ivoire et de la Diaspora que le Professeur Mamadou Koulibaly porte un projet de rupture pour le bonheur de tous, notamment la reforme du foncier, et aussi de la santé qui permet à tous de se soigner ici au pays, y compris le Président de la republique lui-même et bien d’autres reformes encore. Essayons-le! Osons « Mamkoul2020« , je vous remercie.

L.N: Merci madame la présidente pour votre disponibilité.

M.G.: C’est moi qui vous remercie pour l’opportunité que vous m’avez offerte.

Réalisé par Hervé Christ

 

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