Deux des trois kamikazes qui ont fait au moins  31 morts et 250 blessés le Mardi 22 Mars dans un double attentat dans l’aéroport et une station de métro de Bruxelles, ont été identifiés par les enquêteurs.Il s’agit des frères El Bakraoui. Le troisième suspect quand à lui court toujours.

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                                                                   Ibrahim et Khalid El Bakraoui, les deux kamikazes identifiés

L’information a été confirmée à la mi-journée par le procureur belge : les frère El Bakraoui ont bel et bien été identifiés comme deux des auteurs des attentats du 22 mars, Ibrahim, 29 ans, est le kamikaze de l’aéroport et son frère Khalid, 27 ans, celui de la station de métro Maelbeek. Une confirmation qui permet d’établir un lien direct entre ces attaques et les commandos des attentats du 13 novembre à Paris.

Ibrahim El Bakraoui s’est fait exploser à l’aéroport. Il a été identifié grâce à une image des caméras de vidéosurveillance diffusée mardi par la police. Sur cette image, qui montre trois hommes poussant des chariots à bagages, peu de temps avant les deux explosions, il est celui du milieu. Des appels à témoins ont été diffusés pour les trois individus. Les deux autres n’ont pas été identifiés. À gauche, le second kamikaze ; à droite, un homme désormais en fuite, qui a abandonné son bagage, qui selon le procureur contenait « la charge explosive la plus importante ».

Les frères El Bakraoui étaient connus des services de police pour des vols avec violences et braquages. Tous deux étaient passés par la case prison, Khalid en 2010 pour avoir tiré sur un policier lors d’un braquage, Ibrahim en 2011 pour vols de voitures.

Ibrahim a voulu rejoindre la Syrie

En juin 2015, alors qu’il tentait de rejoindre la Syrie, via la Turquie, Ibrahim avait été arrêté à Gazantiep, près de la frontière. Le président turc Recep Tayyip Erdogan l’a annoncé mercredi en conférence de presse, précisant qu’il avait, à sa demande, alors été expulsé et que la Belgique en avait été informée. Le président turc a déploré que sa mise en garde n’ait pas été écoutée par la Belgique.

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                                             Une image prise par les caméras de surveillance de l’aéroport avant l’explosion

« À ce moment, il n’était pas connu chez nous pour terrorisme », s’est défendu le ministre belge de la Justice, Koen Geens, sur la télévision belge néerlandophone VRT. « Il n’y a, c’est certain, pas eu d’extradition » Mais le futur kamikaze a bel et bien atterri en Belgique : Ibrahim, qui était alors « un criminel de droit commun en liberté conditionnelle ». « Lorsqu’il a été renvoyé, a poursuivi Koen Geens, ça aurait été, selon l’information que le parquet fédéral m’a communiquée, vers les Pays-Bas et non vers la Belgique. »

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