Le vendredi 5 février 2016, lors du procès Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé,  à la Cour pénale internationale (CPI), une erreur de l’équipe média  à relevé au public l’identité de plusieurs témoins à charges de l’accusation; identité que la cour avait voulue tenir secrète.

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Le Général de Division Philippe Mangou, ancien chef-d’Etat Major de Laurent Gbagbo, aujourd’hui ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon

Parmi ces témoins, le Général de Division Philippe Mangou, ancien chef-d’Etat Major de Laurent Gbagbo, a été cité. Dans un droit de réponse, à un quotidien ivoirien d’informations qui a avait fait état de panique et de colère qui l’avaient saisi, suite à la révélation de son identité, le Général Mangou y apporte un démenti et rappelle son engagement au service de la manifestation de la vérité.

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Nous vous livrons le contenu de ce droit de réponse:

Un article émanant de votre organe de presse fait état de ma colère à
l’issue de la bourde commise par la CPI.

Il n’en est absolument rien. Je reste serein et calme.

J’avais moi même, envisagé de témoigner sans camouflage ,car quand on a la vérité à dire,on ne se cache pas.

Je veux parler, non pas pour faire condamner qui que ce soit, mais
pour permettre aux ivoiriens et à l’opinion internationale de
connaître la vérité.

Beaucoup de gens parlent sans savoir ce qui s’est réellement passé.

Si encourager MONSIEUR LAURENT GBAGBO le 11 mars 2011, à démissionner au moment où lui même demandait mon avis sur la question, pendant que l’armée était à cours d’armes et de munitions, (vous et moi nous saurions certainement la provenance des armes et munitions stockées au palais ) que les ivoiriens mouraient et qu’ils ne pouvaient ni manger ni se soigner ,c’est trahir, alors j’ai trahi.

Que les uns et les autres soient patients. Qu’ils ne me jugent pas
avant de m’avoir entendu.

Prière faire passer ce droit de réponse. Merci.

LE GÉNÉRAL PHILIPPE MANGOU

Christine Zoleba

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