Le mardi 21 janvier 2017, dans un article qui a défrayé la chronique, le quotidien, « l’Éléphant déchaîné », accusait le « Groupe Addict », entreprise appartenant  l’ex-miss Côte d’Ivoire Leticia N’cho, d’avoir reçu des paiements suspects d’un montant total de 835 millions francs CFA, de la part du secrétaire général du Fond de développement de la formation professionnelle (FDFP), Kassoum Konaté, au cours de l’année 2016.

Leticia N’cho épouse Traoré, miss Côte d’Ivoire 1998, et patronne du Groupe Addict

Leticia N’cho, à la faveur d’une publication sur son profil Facebook, a réagi à ces accusations, en étayant ses propos par des copies de factures que son entreprise aurait délivré au FDFP. Malheureusement, certaines de ces factures ont été intentionnellement rendues illisibles. Nous vous offrons ici le contenu de sa réaction.

Quel mois de Janvier !!!
Heureusement, Février est là… pour nous apporter la lumière…
On dit souvent que le silence vaut mieux que 1000 mots, mais il est des situations pour lesquelles on se sent obligé d’en utiliser quelques-uns quand ce que l’on semble avoir perdu est bien plus précieux que ce que l’on croit que vous avez gagné : son intégrité et sa probité ; contrairement à une certaine presse, j’agis avec tact, et non pas pour créer le buzz, bien que personne n’en ait le monopole.
Compte tenu des allégations mensongères sur mon compte et une des entreprises que je dirige, propagées par un journal et reprises par d’autres sites d’information en ligne et sur les réseaux sociaux, allégations que je réfute énergiquement, une plainte officielle pour diffamation et dénonciation calomnieuse a été déposée la semaine dernière, validée par le Procureur Général de la République, pour convocation des auteurs de cette ignominie. Il leur appartiendra de répondre de leurs actes devant la justice et de subir à rigueur de la loi, si tel est le cas que leurs allégations s’avèrent fausses, ce que je puis affirmer dès aujourd’hui pour la partie qui me concerne.

Copie de factures comme moyens de preuve publiée par Leticia N’cho sur son profil facebook

Après avoir passé un peu plus de 17 ans à construire et bâtir ma réputation fondée sur la valeur du travail, une éthique sans faille, un professionnalisme et une équité probantes, il m’est évidemment difficile de concevoir qu’un individu ou un groupe d’individus puisse (puissent) décider, au nom de sa (leur) prétendue liberté de parole, et en violant les règles déontologiques élémentaires de ce métier noble qu’est le journalisme, de s’attaquer à une personne en particulier en commettant de telles infamies. J’ai toujours mis un point d’honneur à travailler avec droiture, justice et transparence, aussi bien avec mes clients et fournisseurs, qu’avec mes collaborateurs, collègues et supérieurs hiérarchiques tout au long de mon parcours professionnel. Mon code éthique a toujours été la marque de ma signature professionnelle.
Je remercie mon client cité dans cette affaire pour sa confiance, et le rassure de la parfaite disponibilité du Groupe Addict et de ses collaborateurs, dans tout audit interne nous concernant, et qui nous l’espérons, sera diligenté, et remercie également mes proches pour leur soutien indéfectible face à cette situation.

Copie de factures comme moyens de preuve publiée par Leticia N’cho sur son profil facebook

J’en veux, pour preuve de ma bonne foi, d’apporter mon témoignage ainsi que quelques éléments de preuve, bien que je n’y sois pas obligée, le reste étant transmis à la justice qui fera son travail en temps et en heure.

Copie de factures comme moyens de preuve publiée par Laticia N’cho sur son profil facebook

Quant aux Ivoiriens, je retiens de cette semaine passée, que les lectures et informations glanées çà et là, ne sont que la résultante de notre éternelle capacité à tourner toute situation, aussi dramatique fut-elle, en dérision, plutôt que le résultat de leur propre lecture et analyse factuelle de ladite actualité. Et dans ces moments là, je suis plus que jamais fière d’être ivoirienne. J’ai le sentiment d’avoir maintenant vraiment été à nouveau sur le podium, 19 ans après ma première expérience publique !!
Finalement, j’invite tout le monde, la société civile, nos « influenceurs », nos tribunes d’expression libre, à faire preuve de discernement. Il est bon de ne prêter sa voix qu’aux éléments, dont on a soit pu authentifier la source soi-même, soit sur lesquels nous avons pu appliquer avec équité notre esprit critique aux différentes parties prenantes. Traiter de l’actualité ne signifie pas aller dans le sens de l’actualité ou dans celui du premier écrit ou même encore de la plus forte audience du moment.
« L’Homme digne d’être écouté est celui qui ne se sert de la parole que pour la pensée, et de la pensée que pour dire la vérité et la vertu » ~ Fénelon

Christine Zoleba

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