La justice burkinabè vient d’appuyer sur le clou concernant ses charges contre Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, dans l’affaire du coup d’Etat manqué, au Burkina, le 16 septembre 2015.

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Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Photo d’illustration

Les juges chargés de l’enquête affirment vouloir surtout entendre Guillaume Soro, sur deux points:

  • La découverte lors d’une perquisition à son domicile à Ouagadougou de 300 gilets pare-balles et de grenades
  • L’aller-retour d’un hélicoptère de l’armée de l’air burkinabè entre Ouagadougou et la petite ville de Niangoloko, près de la frontière ivoirienne, le 19 septembre, deux jours après la prise du pouvoir par le général Gilbert Diendéré.

Quatre militaires de l’armée de l’air burkinabè et le Capitaine Gaston Ouédraogo, chef du service financier du Régiment de sécurité présidentiel (RSP), avaient participer à cette expédition. Les membres de l’équipage ont affirmé aux juges que deux véhicules venus de Côte d’Ivoire leur avaient remis des caisses de grenades lacrymogènes et une valise contenant vraisemblablement une importante somme d’argent. « Nous disposons de plusieurs éléments prouvant que l’opération a été supervisée par Soro », commente une source judiciaire à Jeune Afrique.

Un mandat d’arrêt international a été émis à l’encontre de Guillaume Soro dans le cadre de cette affaire. Alors que Alassane Ouattara « s’étonne » de ce mandat, les pairs parlementaires de Soro en Côte d’Ivoire après s’en être offusqués se proposent d’envoyer une « mission parlementaire d’information au Burkina. »

Yao Félix Yao

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