Leur dernière conversation téléphonique remonte à début juillet. Depuis, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), son allié, ne se sont pas parlé.

Le président Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, le patron du PDCI. © ISSOUF SANOGO/AFP

Pourtant, à la suite de la victoire de la coalition du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, mouvance présidentielle), en novembre 2010, le chef de l’État consultait ou du moins informait le « Sphinx de Daoukro » avant toute prise de décision importante. Or Bédié, en vacances à Paris depuis plus d’un mois, a été tenu à l’écart du réaménagement technique du gouvernement, survenu ce 19 juillet. Deux cadres et élus du PDCI ont dû céder leur portefeuille : Alain-Richard Donwahi (Défense) et Pascal Kouakou Abinan (Fonction publique). Ils héritent de ministères moins importants (Eaux et Forêts pour le premier, Modernisation de l’administration et Innovation du service public pour le second).

Une semaine plus tôt, Bédié avait appris, comme tout le monde, le limogeage de l’un de ses protégés, Emmanuel Niamien N’Goran, de la tête de l’Inspection générale d’État (IGE) et son remplacement par Théophile Ahoua N’Doli, un proche du vice-président Daniel Kablan Duncan.

J.A

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