Societe-civile

La Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté a organisé le jeudi 12 novembre, à son siège, un panel sur le thème : « Intérêt ou désintérêt des jeunes pour les processus électoraux ?»  Ce panel a été co-animé par Dr Flan Moquet, Politologue et Directeur du CRPA (Centre de Recherche Politique d’Abidjan), Dr Christophe Kouamé, Président de Citoyens et Participation (CIVIS) et M. Eric-Aimé Semien, Président de l’Observatoire Ivoirien pour les Droits de l’Homme (OIDH).

 Ce panel a eu pour objectif de comprendre, les probables causes de la baisse du niveau de participation au vote et de mieux cerner les enjeux des différentes formes de participation des populations notamment, des jeunes aux processus électoraux.

Les dernières élections présidentielles d’octobre 2015, ayant affiché un taux de 52,86%, pour certains analystes, on assiste à une dépolitisation, à un désintérêt de la jeunesse  qui représente 77% de la population ivoirienne. Cette conférence a permis à ces trois orateurs, membres de la Société Civile, d’ouvrir des pistes de réflexion pour parvenir à une meilleure participation citoyenne des jeunes aux processus électoraux.

 En effet, le Dr Christophe Kouamé, Président de Citoyens et Participation (CIVIS), au-delà des explications universelles de la participation des jeunes au processus électoraux en Côte d’Ivoire pourrait se justifier par un certain nombre facteurs.

Ce sont entre autres,’’ la psychose occasionnée par une décennie de crise politico-militaire ivoirienne, la cohérence de certains projets politiques et l’absence claire de l’intérêt national, l’absence d’un intérêt direct et personnel pour certains jeunes, l’insuffisance d’éducation des jeunes à la citoyenneté, la réconciliation nationale n’est pas encore achevée’’.

Il a poursuivi en indiquant que l’enjeu de cette participation des jeunes est d’augmenter la transparence, la pertinence, la durabilité, l’efficience, et la légitimité des processus électoraux. « Pour le jeune, cela peut réanimer en lui la liberté d’expression et le droit au respect de sa dignité car sa participation, comme objectif principal d’accès à une citoyenneté pleine et entière, est importante » a déclaré le Président de (CIVIS), Dr Christophe Kouamé.

En outre, le point de vue de M. Eric-Aimé Semien, Président de l’Observatoire Ivoirien pour les Droits de l’Homme (OIDH), a été que face au désintérêt des jeunes, lié à des causes beaucoup plus profondes qu’un simple processus électoral et il est opportun d’analyser le rapport entre la jeunesse, la loi et l’autorité.

« Ceci ne devrait pas expliquer cela, parce qu’en tant que jeune, on n’est pas simplement de passage on a une part de responsabilité dans la vie institutionnelle et sociopolitique de l’Etat » a-t-il confié.

Dans ce même ordre d’idée, le Dr Flan Moquet, Politologue et Directeur du CRPA (Centre de Recherche Politique d’Abidjan) a émis des recommandations stratégiques de manière à inciter davantage la jeunesse à s’impliquer dans les processus électoraux.

Des questions n’ont manqué à ces échanges, compte tenu de l’importance du thème de cette conférence, à savoir, « Intérêt ou désintérêt des jeunes pour les processus électoraux ?».

Uriel Sadok

 

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