L’AUF (Agence universitaire de la francophonie) a organisé le troisième regroupement inter-régional du Collège Doctoral en Biotechnologies Végétale et Agroalimentaire, dont la cérémonie d’ouverture s’est déroulée dans la matinée du 15 février, au pôle scientifique et d’innovation de l’UFHB (Université Félix Houphouët Boigny).

Bingerville, Pôle scientifique et d’innovation de l’UFHB (Université Félix Houphouët Boigny)-Troisième regroupement inter-régional du Collège Doctoral en Biotechnologies Végétale et Agroalimentaire 0119
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Ce fut en présence du vice-Président de l’UFHB, professeur Affian Kouadio, du DG de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, M. Kati Coulibaly et de membres du comité de pilotage que, cet atelier de de renforcement de capacités de (40) étudiants doctorants originaires de trois (03) régions (Maghreb, Afrique Centrale et de l’Ouest) a ouvert ses travaux.

C’est un dispositif de renforcement de capacités de formation à la recherche et par la recherche des établissements du Sud, dans l’objectif d’accompagner cette cohorte d’étudiants doctorants dans les thématiques biotechnologies végétale et agroalimentaire.

Il s’agit d’un accompagnement complémentaire dans ce qui a été dispensé dans les universités de région. C’est un comité scientifique qui a été constitué, une équipe internationale d’enseignants de France, Belgique, Maroc, Tunisie, Sénégal, Cameroun, pour donner un enseignement supplémentaire à ce qui se fait dans les régions pendant quatre ans jusqu’à ce qu’ils soutiennent leur thèse.

Cet accompagnement se traduit par un certain nombre d’activités qui sont mises en place, à savoir le regroupement de ce jour qui va s’étendre sur une semaine avec ces doctorants et le comité scientifique pour l’encadrement.

« On va commencer par un atelier de présentation sur l’état d’avancement de la thèse. Il y a des ateliers de méthodologies de rédactions scientifiques (comment rédiger la thèse et les pièges à éviter). On les accompagne dans la rédaction d’articles scientifiques parce que dans certains pays, il est exigé d’avoir publié des articles avant de soutenir la thèse. On les entraine à cela. On va visiter des laboratoires de recherche, des plantations de cacao, le laboratoire Nestlé » a expliqué Mme Rachida Maouch, la responsable du Projet de l’équipe AUF Paris.

Selon elle, il y aura également au programme des ateliers thématiques qui seront animés par des enseignants des universités d’Abidjan qui vont exposer l’état d’avancement de la recherche de façon contextualisé. Des exercices pratiques de présentation de thèse en 03 minutes de façon ludique et accessible au public seront faits en thème de simulation.

Par ailleurs, « l’aide de l’AUF nous permet de procéder à certaine mobilité, à aller dans des universités et laboratoires suffisamment équipés pour effectuer une partie de nos recherches. Ça, c’est l’aspect scientifique que l’AUF nous apporte. Au-delà des manipulations dans les laboratoires, nous avons quelques séminaires, cours et petites formations que nous suivons » a indiqué Bukamba Célestin, étudiant doctorant en Agroalimentaire.

Le vice-Président de l’UFHB, professeur Affian Kouadio, a quant à lui apprécié cet accompagnement dans la formation des doctorants, une activité qu’il a dite importante. Il en a profité pour parler de la nécessité des écoles doctorales à l’UFHB.

« C’est vrai qu’on n’a pas encore mis en place les écoles doctorales, ce n’est pas un manque d’intérêt. C’est un tournant qu’il faut négocier dans de bonnes conditions. Et je suis convaincu que cette année on va faire un grand séminaire pour la mise en place de ces écoles doctorales. C’est tout une administration qu’on doit pouvoir mettre en place » a-t-il confié.

L’activité en images

 

JOB ATTEMENE

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