L’Afrique est le théâtre de la pire crise humanitaire depuis 1945, avec plus de 20 millions de personnes menacées par la faim, et toute réduction du financement des organisations caritatives à l’oeuvre dans les zones de famine causera des souffrances sans précédent, a prévenu jeudi un porte-parole du Programme alimentaire mondial.

Donald Trump , president Americain

David Orr a fait ces commentaires à Johannesburg, en Afrique du Sud, en réponse à la proposition du président américain Donald Trump de sabrer 10 milliards $ US à l’aide étrangère.

La famine frappe trois pays — le Soudan du Sud, la Somalie et le Nigéria — en plus d’être ressentie au Yémen voisin.

Les États-Unis sont le principal bailleur de fonds du PAM et ont collaboré à la création de l’agence onusienne. Ils lui ont donné plus de 2 milliards $ US l’an dernier, soit 24 pour cent de son budget total, a dit M. Orr.

Il a ajouté que l’intervention onusienne dans ces quatre pays coûtera plus de 5,6 milliards $ US cette année. Au moins 4,4 milliards $ US seraient requis d’ici la fin du mois de mars afin d’éviter une catastrophe, selon M. Orr, mais l’ONU n’aurait reçu que 90 millions $ US.

Il a expliqué que la famine est causée par une combinaison de plusieurs facteurs, notamment des conflits armés qui compliquent toute intervention humanitaire.

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