Vacaba Doumbia, membre de la Coordination de Liberté pour la démocratie et la République (Lider) de New York aux États-Unis, estime que les jeunes Ivoiriens en particulier, et les jeunes Africains en général, doivent prendre leurs responsabilités au niveau politique pour cesser d’être un bétail électoral lors des élections.  

Vacaba Doumbia, LIDER New-York

Ce jeune ivoirien avec qui nous avons échangé par téléphone, le 27 Mars 2018, a dit s’engager pour l’émergence d’une Afrique et d’une Côte d’Ivoire nouvelles. Pour y parvenir, Vacaba Doumbia entend allier bonne formation universitaire et engagement au sein de sa formation politique, Lider (partifondé par Pr Mamadou Koulibaly). « Une jeunesse bien formée et instruite, est un atout pour nos démocraties naissantes. Il faut dire aux jeunes que la politique n’est pas une affaire de vieux mais de jeunes », a-t-il souligné. Ce natif de Bongouanou à l’Est de la Côte d’Ivoire pense, par ailleurs, que les dirigeants africains ont du mal à canaliser leur jeunesse. Il en veut pour preuve, l’immigration clandestine. « C’est désolant de savoir que des milliers de jeunes Africains meurent dans la traversée, soit du désert du Sahara, soit de la Méditerranée. Ce qui veut dire que, quelque part, nos politiques ont échoué », a-t-il martelé. Pour changer la donne, Vacaba Doumbia sou￾tient qu’il faut sous les tropiques, des « Jeunes Africains dynamiques et engagés (Jade) ».« J’entends par jeune dynamique et engagé, tout jeune Africain, en particulier Ivoirien, qui a compris qu’il est inadmissible qu’après plus de 50 années d’indépendance, nos matières premières soient encore vendues de manière brute et à des prix dérisoires. Il est d’autant plus inacceptable de concevoir que nous soyons parmi les plus pauvres, toujours là à quémander de l’aide. Par ailleurs, je pense qu’il est temps pour nous jeunes, de nous engager véritablement dans la politique. Il ne faut pas que nous subissions toujours les décisions de personnes souvent loin de nos réalités actuelles », a-t-il développé, avant d’ajouter : « La politique et la jeunesse vont de pair. On pourrait même dire qu’elles sont indissociables. Pour moi, cette jeunesse africaine qui est appelée aux urnes comme un bétail électoral chaque 5 ans, doit prendre son destin en main. Elle doit voter le programme et non la personne. Les jeunes doivent se présenter à nos différentes élections, régionales ou présidentielles, afin de mieux faire porter leurs messages ».Le jeune étudiant à Vaughn College technology (une prestigieuse université newyorkaise) a affirmé avoir pris la décision d’adhérer à Lider, pour faire bouger les choses en Côte d’Ivoire. « Après diagnostic, il est clair que Lider a un programme de société visant à améliorer les conditions de vie de nos populations, à travers des propositions concrètes et réalistes. C’est l’un des partis politiques en Afrique à investir dans la formation des jeunes à la politique, afin de permettre des débats sains et une vision éclairée sur notre pays », s’est-ilconvaincu. Celui qui envisage d’obtenir un A/P en aviation, a affirmé que l’Afrique est riche de par sa population. « En Afrique, nous sommes riches de par notre jeunesse très nombreuse, soit plus de 60% de la population ivoirienne, par exemple. Selon moi, notre plus grande richesse, c’est notre population croissante. Je suis complètement opposé aux affirmations d’ Emmanuel Macron, car je pense qu’il est loin de nos réalités », a-t-il dit. Pour éviter la survenue d’une autre crise militaro-politique en Côte d’Ivoire, après celle de 2010-2011, Vacaba Doumbia a laissé entendre : « Les amis et moi sommes en train de créer une plateforme de la société civile, qui aura pour ambition de s’investir dans l’organisation des élections, en veillant au bon déroulement, et en sensibilisant les populations sur le fait qu’une élection n’est rien de plus qu’un passage d’un régime à un autre. Notre deuxième grand chantier sera la facilitation à l’auto-emploi des jeunes, à travers des formations et même des financements de projets, afin que cette jeunesse se prenne véritablement en charge ». Pour lui, cela est nécessaire et permettra de lutter efficacement contre l’oisiveté qui entraîne les jeunes vers des groupes armés, à être des coupeurs de route ou encore des enfants en conflit avec la loi appelés « microbes ».

Idrissa Bamba in Soir-info 7039 du 28 Mars 2018

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