En Côte d’Ivoire, des leaders de l’opposition qui avait appelé à une marche pacifique afin d’exprimer leur opposition au projet de référendum portant sur une nouvelle constitution ont été arrêtés après que la marche fut violemment réprimée.

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                                          Aboudramane Sangaré (de l’aile dure du FPI) lors de son arrestation

Pour faitre barrage au projet d’adoption d’une nouvelle constitution pour la Côte d’Ivoire , qui selon eux cache une volonté manifeste du Président en exercice de briguer un troisième mandat, des leaders de l’opposition réunis au sein d’une coalition dénommée Coalition Nationale pour le Changement (CNC), ont appelé à manifester. Ce jour du Jeudi 20 Octobre devrait être donc le début d’une série d’actions devant conduire au retrait pur et simple de ce projet de loi.

Selon  des sources à Abidjan, les leaders de l’opposition qui ont appelé à ces manifestations ont été arrêtés par les forces de police, qui très tôt le matin étaient présents sur le site, avec un impressionnant dispositif de sécurité.

Mamadou Koulibaly, Pésident de LIDER qui s’érige comme le coordinateur de ce « front du refus » a été arrêté en compagnie d’Aboudramane Sangaré, de l’aile dure du Front populaire ivoirien (FPI), Danielle Boni Claverie, une ancienne ministre, Konan Kouadio Siméon, ancien candidat à la présidentielle, et Gnamgbo Kacou, un député indépendant.

Leur arrestation qui s’est effectué sans aucun ménagement, est intervenue aux abords du Plateau, le quartier administratif d’Abidjan.Capitale économique de la Côte d’Ivoire Ils étaient à la tête d’une centaine de militants, se dirigeant vers la place de la République. Lieu convenu du rassemblement.

“Non à la Monarchie Ouattara”, « 2 mandats c’est suffisant », ou encore « ADO tu as les foutaises », sont entre autres les messages que l’on pouvait sur lire sur les pancartes que brandissaient les marcheurs.Des messages  qui traduisent l’hostilité avec laquelle est accueillie ledit projet en Côte d’Ivoire.

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                             Mamadou Koulibaly (LIDER) embarqué par un fourgon de la police après son arrestation

Cette  nouvelle constitution qui est à l’initiative du gouvernement est rejeté par l’opposition sans son ensemble.

Vendredi dernier, une autre coalition de l’opposition avait annoncé qu’elle boycotterait le référendum sur la nouvelle Constitution, un projet « rétrograde, démagogique et monarchique ». »Nous sommes dans la voie du boycottage », a lancé au nom de l’Alliance des forces démocratiques de Côte d’Ivoire (AFD-CI) Pascal Affi Nguessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), fondé par l’ancien président Gbagbo.

Selon M. Ouattara, le projet permettra d’en finir avec le problème de « l’ivoirité » en clarifiant notamment les conditions d’éligibilité à la présidence de la République de Côte d’Ivoire.

En outre, il prévoit la création d’un poste de vice-président, élu en même temps que le président, et d’un Sénat, dont un tiers des membres sont nommés par le président. Il prévoit aussi l’institutionnalisation de la chambre des rois et chefs traditionnels et une extension des compétences du Conseil économique et social.

Jean Delors

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