La cohésion et la solidarité de l’exécutif sont mises à mal par les nombreuses tensions entre ministres. La bonne entente entre les membres du gouvernement ivoirien ne dure que les mercredis matin lors de chaque conseil hebdomadaire des ministres. Décryptage.

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Les ministre du gouvernement ivoirien en Conseil de ministre. Photo d’illustration

Jeux de la francophonie. En dehors de ce contexte, les guerres d’influence entre départements ministériels n’ont cessé de croître ces derniers mois au risque de paralyser l’action gouvernementale. Alassane Ouattara refuse d’arbitrer ce type de conflits, préférant fréquemment retirer à ses ministres les dossiers litigieux et les transférer directement à la présidence pour les imputer à ses proches collaborateurs. Fin juillet, le chef de l’Etat ivoirien a été contraint de nommer Beugré Mambé, le gouverneur du district d’Abidjan, au poste de ministre chargé des 8e Jeux de la francophonie qui doivent être organisés à Abidjan à la mi-2017. Cette décision visait à
mettre un terme à la guerre que se livraient le ministre des sports, François Amichia, et son collègue de la culture et de la francophonie, Maurice Bandama, afin de contrôler les juteux contrats liés à la réhabilitation et à la construction des infrastructures sportives lancés dans le cadre de cette manifestation.

Crispations à l’économie. Pour sa part, la ministre du plan et du développement, Kaba Nialé, est entrée en guerre ouverte contre son prédécesseur, Albert Toikeusse Mabri, passé au ministère des affaires étrangères. Lors de son installation à la tête de ce département, elle n’a pas hésité à limoger plusieurs dizaines de proches collaborateurs du patron de l’UDPCI dont Ibrahima Bah, le directeur de l’Institut National de Statistiques (INS), ou des membres travaillant dans des structures sous sa tutelle comme le Programme national de développement communautaire
(PNDC). Kaba Nialé est elle même la cible d’un tir nourri de son collègue de l’économie et ancien directeur général du Trésor, Adama Koné. Ce dernier refuserait d’utiliser le véhicule de fonction que lui a laissé l’ancienne ministre chargée des inances.

Quant au ministre de l’économie numérique et gendre du président ivoirien, Bruno Koné, il ne peut plus voir son adjointe chargée de la communication et porte-parole du gouvernement, Affoussiata Bamba-Lamine, même en peinture. Bruno Koné reproche à l’ancienne protégée de Guillaume Soro des gaffes à répétition dans la communication gouvernementale.

Source la Lettre du Continent

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