Après une première mission au Congo au début du mois, Stéphane Imbert, président et fondateur de SkyBirdsView, bureau d’études dédié aux solutions drones, rentre du Burkina Faso où il a signé un accord-cadre avec le groupe Sahelys pour ouvrir une école de formation et proposer aux sociétés occidentales de tester leurs drones en conditions difficiles.
Démonstration d’un drone au Burkina Faso, Photo LP
SkyBirdsView monte en puissance sur le continent africain, après une première mission de formation menée en début du mois de mai au Congo avec l’Aerocampus de Latresne. Le bureau d’études vient en effet de signer au Burkina Faso un accord-cadre avec Sahelys, groupe présent au Burkina Faso, au Gabon et au Sénégal, spécialisé dans les nouvelles technologies, qui veut développer son activité drones via sa filiale ADSS (Advanced drone system and services), société de service spécialisée dans l’utilisation de drones.

Stéphane Imbert a passé une semaine au Burkina Faso, où il assiste ADSS pour le développement de ses affaires.

« L’objectif est de compter sur les entités locales que nous avons formées pour répondre à des besoins locaux. Il existe sur place de gros besoins pour la prospection minière, les travaux publics, les besoins topographiques pour le cadastre, mais aussi en termes de sécurité défense pour la surveillance des frontières. »

SkyBirdsView a ainsi procédé à plusieurs démonstrations de drones longue distance avec les drones de Delair Tech.

Transférer des compétences localement

La société située sur l’Aérocampus de Latresne crée également avec le groupe Sahelys une école de formation qui sera installée à Ouagadougou. Les premiers stages devraient démarrer dans trois mois au plus tard avec les premières actions d’ADSS, avant même si les besoins sont là, les locaux étant déjà disponibles, signe d’un véritable engouement local.

« Nous avons demandé la mise en place d’une école car nous amenons souvent de la compétence, mais cette fois le but est de disposer d’une structure pour former sur toute l’Afrique de l’Ouest avec un cadre plus large qu’en France. Notre philosophie est de transférer les compétences localement et d’assurer le co-développement, explique Stéphane Imbert. Le Burkina a une position centrale intéressante sur l’Afrique de l’Ouest avec une croissance économique intéressante dans ce pays, il est donc essentiel de se positionner en tant que formateur. C’est également intéressant d’un point de vue environnemental, le climat chaud et sableux permet de mener des tests pertinents dans des conditions particulières. »

SkyBirdsView poursuit ainsi sa stratégie de développement à l’international, porté par une vraie demande d’autonomie de ces pays en matière de drones. Après des missions ponctuelles en Irak et au Moyen-Orient, des partenariats sont en cours dans l’Océan Indien sur le même type d’opérations, assurant ainsi à l’entreprise un 3e spot africain plus que pertinent avec le Congo et le Burkina Faso.

« Ce sont des pays qui travaillent énormément sur tout ce qui est minier, le drone permet une cartographie magnétique. Il y a un vrai besoin en cartographie avant/pendant/après les interventions. C’est également le cas en travaux publics avec le rail et les réseaux électriques. La capacité de développement peut être phénoménale. Il n’y a d’ailleurs pas beaucoup d’acteurs en Afrique, c’est étonnant car je pense que le développement est là-bas. C’est vrai que cela demande une exigence sur les hommes et le matériel qui doit évoluer dans de fortes températures, d’ailleurs certaines entreprises nous demandent d’apporter leurs drones et de les tester sur place dans cette atmosphère particulière. Donc nous réfléchissons avec ADSS à une structure dédiée aux tests. D’autant que des projets de développement de drones se font jour localement. »

Les ambitions de SkyBirdsView ne s’arrêtent pas en Afrique. Une prochaine mission est programmée au Canada ce mois-ci.

Céline Lanusse

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