La justice militaire du Burkina-Faso a, depuis le 15 janvier dernier, rendu public son mandat d’arrêt international à l’endroit de Guillaume Soro pour « association de malfaiteurs, complicité de trahison , complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat». L’intérêt de la justice burkinabé pour sieur Soro est motivé par des entretiens téléphoniques qu’il aurait eu avec le Général Djibril Bassolé lors du coup d’Etat manqué du 16 septembre 2015.

Guillaume Soro, président de l'assemblée nationale ivoirienne poursuivis pour « association de malfaiteurs, complicité de trahison , complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat »
Guillaume Soro, président de l’assemblée nationale ivoirienne poursuivis pour « association de malfaiteurs, complicité de trahison , complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat »

Ces entretiens téléphoniques, retranscrits et versés au dossier de l’accusation, ont vu leurs bandes sonores expertisées par plusieurs spécialistes français. Ces prestataires de l’Etat français ont qualifié ces matériaux sonores de « parfaitement authentique« , après les avoir longuement analysés et décryptés. Outre les voix qui sont bien celles de Guillaume Soro et de l’ex-ministre des affaires étrangères du Burkina, Djibril Bassolé, les enregistrements n’ont connu aucune altération (incrustation, imitation, coupures…). Ces conclusions sont aussi confirmées par des spécialistes des services du renseignement français.

Les présidents Ouattara et Kaboré ont convenu qu’une délégation conduite par le ministère des affaires étrangères burkinabé est attendue à Abidjan, pour présenter aux autorités ivoiriennes le contenu de ce qui est reproché à Guillaume Soro.

Lire aussi Mandat contre Soro: les leçons du Burkina à la Côte d’Ivoire

Le président de l’assemblée nationale ivoirienne,  qui a toujours nié l’authenticité de ces bandes audio, n’a jusqu’ici entrepris aucune action en justice pour se blanchir, étant entendu qu’une telle plainte occasionnerait une expertise judiciaire des enregistrements par un laboratoire agréé. L’on comprend donc aisément les atermoiements de sieur Soro, qui ne sait peut être plus s’il a eu ou pas ces conversations avec Djibril Bassolé.

Christine Zoleba

Share

Réagissez à cet article

commentaires