Mardi avait lieu la commémoration à Abidjan de la journée du 19 septembre 2002. A cette date, les rebelles des Forces nouvelles prenaient le contrôle du nord de la Côte d’Ivoire. A leur tête, un certain Guillaume Soro, qui allait devenir par la suite Premier ministre de Laurent Gbagbo, puis aujourd’hui président de l’Assemblée nationale sous la présidence Ouattara. C’est dans les jardins du domicile de l’ex-secrétaire général des Forces nouvelles qu’a eu lieu cette cérémonie, placée sous le sceau du pardon.

Une vue panoramique du rond point de la liberté, dans le quartier d’Adjamé à Abidjan en Côte d’Ivoire.
© Willy Stephane Awaho/flickr.com

Pour le pardon et la réconciliation. C’est sur ces thèmes que chacun des orateurs a, devant une centaine de personnes, pris la parole en prière ou en prose. La cérémonie s’est tenue mardi au domicile du président de l’Assemblée nationale. Elle a été ponctuée d’un lâcher de colombes par des enfants de quinze ans pour symboliser la paix, devant une centaine de convives parmi lesquels de proches conseillers de Guillaume Soro comme Alain Lobo Gnon.

« On ne peut pas aller à la réconciliation sans pardon. On ne peut pas aller à la réconciliation sans vérité, on ne peut pas aller à la réconciliation sans repentance. Nous avons fait le coup de feu le 19 septembre, nous l’assumons. Mais il faudrait qu’en face on se dise : il faut avancer. Et avancer, c’est mettre fin à cette psychose, à cette terreur qui règne sur le pays ! », estime-t-il.

Guillaume Soro absent de la cérémonie

Mais Guillaume Soro était absent, tout comme il était absent du congrès du RDR, il y a une semaine. « Guillaume Soro aura lui-même l’occasion d’en parler. Il n’était pas obligé d’être au congrès du RDR. Il a donné les raisons. Hier, c’était le PDCI qui avait un congrès sans certains de ses cadres qui ont créé le RDR, il faut accepter aussi que la vie se poursuive en Côte d’Ivoire », a ajouté l’ancien ministre, avant de conclure : « Il va revenir en Côte d’Ivoire. C’est son pays. »

Il va revenir, Guillaume Soro, confirme un autre proche. Et soyez confiants, en 2020 il sera là. En 2020, les enfants nés en au moment de la partition du pays auront l’âge légal d’aller voter.

RFI

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