Tout au long de la semaine qu’a durée la 51e Assemblée Annuelle de la Banque Africaine de Développement (BAD) qui a ouvert officiellement ses portes le mardi 23 mai 2016, au Centre international de conférences de Mulungushi à Lusaka en Zambie, plus de 5000 délégués internationaux ont participé à ces travaux dont la thématique : « Énergie et changement climatique ».

Dr. Akinwumi Adesina, Président de la BAD
Dr. Akinwumi Adesina, Président de la BAD

En effet, parmi  les cinq grandes priorités de la gouvernance de la BAD, à savoir, Eclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie ; Nourrir l’Afrique ; Industrialiser Afrique ; Intégrer l’Afrique ; Améliorer la qualité de vie des Africains, dans l’intervalle de ces assises de Mulungushi  à 2025, le Conseil des gouverneurs a décidé de voter et de choisir ce qui, pour eux, est la priorité absolue du Top 5.
En occurrence, la première priorité : « Eclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie » a obtenu plus de 50 % des voix, les quatre autres quelque 10 % chacune.
Dans les débats qui ont suivi le vote, il est apparu très clairement que le déficit énergétique est effectivement au cœur des défis qui interpellent l’Afrique, et que l’alimentation suffisante en énergie sera le catalyseur et le moteur de la transformation de l’Afrique.
Il est aussi apparu très clairement que les cinq grandes priorités sont liées les unes aux autres et que l’intégration de l’Afrique, la quatrième de ces priorités, est une composante transversale, comme le sont les ingrédients essentiels du développement : le rôle des femmes, le rôle des jeunes et le rôle de la bonne gouvernance.

« Permettez-moi de mentionner brièvement quelques-uns des autres temps forts de cette semaine, une semaine marquée par une vingtaine d’événements officiels, une bonne vingtaine d’événements parallèles, et certainement un nombre 100 fois plus important de réunions ayant abouti à des annonces, des signatures, ou à des processus plus tacites mais tout aussi importants de renforcement de la volonté politique et de l’engagement pratique pour le partenariat (pour la promotion de la nutrition en Afrique) » a déclaré  Le président de la Banque Africaine de Développement (BAD), Dr. Akinwumi Adesina, à la clôture de ces assemblées annuelles de la BAD.

Il a par ailleurs soutenu que le thème de ces Assemblées était l’énergie et le changement climatique, les menaces qu’ils font peser et les opportunités qu’ils offrent, les énormes réserves d’énergie renouvelable inexploitée, les énormes réserves de ressources internes non encore exploitées qui peuvent nous permettre de répondre à tous les besoins financiers de l’Afrique.

« Nous avons eu des échanges francs sur un savant dosage entre principe et pragmatisme qui permettra un mélange d’énergies renouvelables et non renouvelables, et nous avons tous convenu que l’impératif, quelle que soit l’énergie que nous utilisons, est la croissance et le développement » a indiqué Dr. Akinwumi Adesina.

Selon lui, il est avéré que l’Afrique ne dispose ni de la technologie, ni du financement nécessaires pour adopter exclusivement l’énergie renouvelable à court terme, ce pourquoi, les sources d’énergie les plus abordables constituent les meilleurs choix.

Il a également indiqué que face au besoin d’une vision globale du secteur de l’énergie, avec des partenariats stratégiques axés sur les chaînes de valeur, il faudra notamment mener les réformes sectorielles et d’élaborer les politiques qui permettront d’accéder à plusieurs sources de financement privé pour l’Afrique.

Le secteur privé africain, le Dr. Akinwumi Adesina, n’a cessé de le dire, a  la capacité de rendre ce changement possible, mais il aura besoin de l’appui de la Banque sous forme de fonds propres, et devra également mettre l’accent sur des solutions réseau et hors réseau.

«  Nous sommes d’accord qu’une solidarité mondiale s’impose. Et nous l’avons clairement dit : le financement climatique doit se traduire dans les faits. Bref, il nous faudrait redoubler d’efforts et aller plus vite, pour que la révolution africaine puisse s’opérer » a conclu le Président de la BAD, élu à la tête de l’institution depuis le 1er septembre 2016.
 

JOB ATTEMENE

Share

Réagissez à cet article

commentaires